Coupe du monde de rugby
La coupe du monde de rugby 2007
Bernard Laporte secrétaire d'Etat aux Sports dans le nouveau gouvernement qui devrait être annoncé mardi ? La rumeur court depuis plusieurs jours, en fait depuis que l'entraîneur du XV de France a rencontré le Président de la République. «Vendredi, Bernard Laporte a rencontré Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Visiblement, à ce moment-là, tout était calé pour sa nomination comme secrétaire d'Etat aux Sports,» affirme même un proche du technicien des Bleus dans l'Equipe de ce mardi. Pourtant, la nomination de l'ancien entraîneur du Stade Français, qui n'a jamais caché son goût pour les affaires publiques, se heurte à plusieurs obstacles d'importance, et n'est donc pas acquise.
D'abord, et c'est le plus évident, Bernard Laporte est encore à la tête de l'équipe de France jusqu'à la fin de la Coupe du monde, organisée à partir du 7 septembre dans l'Hexagone. A domicile, les Bleus ne viseront que la victoire, et un changement d'entraîneur à trois mois de l'ouverture de la compétition serait loin d'être idéale pour la préparation. «Je suis entraîneur de l'équipe de France jusqu'à la fin du Mondial, a précisé mardi Bernard Laporte à l'AFP, après la publication de l'article de L'Equipe. Je ne peux pas partir avant, c'est clair, ça ne serait pas très "rugby" de faire ça.» Si les candidats au poste (Saint-André, Lagisquet, Novès, Galthié,...) semblent prêts, on voit mal l'Aveyronnais revenir sur sa parole et mettre prématurément fin à une aventure dans laquelle il s'est totalement investie.
Ensuite, Bernard Laporte n'a pas d'expérience en politique. L'homme, grand spécialiste du rugby, est en outre doué en affaire, puisqu'il possède de nombreux établissements commerciaux, mais il est totalement novice en ce qui concerne les plus hautes sphères de l'Etat. Or, diriger un secrétariat d'Etat ne s'invente pas et exige des qualités que Bernard Laporte n'a pas forcément encore acquises. Une inexpérience qui pourrait le pénaliser face à ses nombreux rivaux, comme Christian Estrosi ou Renaud Muselier, qui ambitionnent d'être nommés.
Enfin, le résultat du deuxième tour des élections législatives, moins favorable à la droite que prévue, pourrait avoir changé la donne. La nomination d'un secrétaire d'Etat aux Sports ne serait plus une priorité de Nicolas Sarkozy et François Fillon, le Premier ministre. Du coup, l'attribution du poste pourrait ne pas avoir lieu mardi, mais dans au moins trois mois. A ce moment-là, «si on me proposait le poste, bien sûr, je pourrais dire oui,» ne cache pas Bernard Laporte. La Coupe du monde sera alors terminée, et le patron des Bleus sera libre. Mais sa nomination serait alors soumise à une grande performance de l'équipe de France au cours de "sa" Coupe du monde. De quoi rajouter un peu plus de pression sur les épaules de Bernard Laporte.
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