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Neuf ans après avoir débuté sa carrière internationale, Sylvain Marconnet fêtera dimanche à Dublin sa 70eme sélection. Le Parisien, qui dépassera Christian Califano, deviendra le pilier français le plus capé.
Le record
« C’est quelque chose d’anecdotique au moment présent. A la fin de ma carrière, j’apprécierai ce record. Je suis plus à la recherche d’un palmarès que d’un record de sélections. On a une saison riche à ce niveau-là. On a la possibilité de faire un nouveau Grand chelem dans le Tournoi. Avec le Stade Français, on est bien parti dans le Championnat et en Coupe d’Europe. Puis avec la Coupe du monde, ça peut être une année pleine. Je suis plus dans cet objectif là que de battre des records personnels. »
Son meilleur souvenir en Bleu
« La victoire du Cap l’été dernier (36-26) dans un contexte particulier. Il était arrivé un drame dans la famille de quelqu'un dont je suis proche, Pieter de Villiers (Ndlr : la mort de son jeune frère). Nous sommes très liés. On s'est tous battu pour gagner en Afrique du Sud et offrir du réconfort à Pieter et sa famille. On avait gagné avec les tripes. »
Son pire souvenir en Bleu
« La défaite (45-6) contre la Nouvelle-Zélande en 2004 au Stade de France. On s’est vu un peu trop beaux et on est tombés de haut. Nous avions été dépassés dans tous les domaines. C’était une défaite très difficile à vivre mais cela a été salutaire. »
Sa trace dans l'histoire des Bleus
« Je n'ai pas l'impression de marquer mon époque. Je suis contemporain. Je ne réfléchis pas sur mes performances ou ce que j'ai pu amener au jeu. »
Bernard Laporte
« Avec Bernard, il y a eu des hauts et des bas, comme dans toutes les relations. Il a parfois été très dur avec moi, mais je ne lui en ai jamais voulu. Je viens de faire trois matchs au frigo. Je n'aime pas ne pas débuter. Cela me pique, parce que je suis quelqu'un de fier. Maintenant, je me dois de sortir un bon match en Irlande pour ne pas trahir Bernard et Olivier Milloud qui aura le n°17 dans le dos. »
Christian Califano
« Il m'a fait rêver. Il a été, et il est encore, un grand pilier. Il a beaucoup fait évoluer le poste. J'ai beaucoup de respect pour lui comme pour tous mes prédécesseurs. Avec "Cali", notre concurrence a, je crois, nui à notre amitié. On s'est un peu accroché. Je pense qu'il a beaucoup plus mal vécu cette concurrence que moi. »
Le prochain match
« Après le mois de novembre, c’était un mini tsunami. On avait perdu la confiance. L’Italie nous a permis d’enlever tous nos doutes. On avait été relativement moyen en mêlée et sur notre défense au mois de novembre. On a retrouvé des couleurs dans ce secteur. Maintenant, on va se déplacer en Irlande avec deux semaines de travail. Il faut qu’on monte le niveau et qu’on remette le 15 de France sur une dynamique de victoires. »
Son stade préféré
« J’aimais bien Lansdowne Road et je ne suis pas sûr d’y retourner un jour en tant que joueur. On va découvrir un nouveau contexte. En Irlande, c’est un lieu où j’aime bien me déplacer parce que c’est un public respectueux. J’ai d’excellents souvenirs dans ce pays. Désormais, il y aura encore plus de monde. La pression sera encore plus particulière. On aime bien se déplacer dans des climats hostiles. »
Son avenir
« Le rêve de tout gosse, c'est une sélection en équipe de France et le Bouclier de Brennus. J'ai encore beaucoup d'appétit. J'ai toujours faim de matchs et de titres, notamment ceux qui me manquent : la Coupe d'Europe et la Coupe du monde, cela pourrait être mon bâton de Maréchal. Tant que je jouerai en club, je ne vois pas pourquoi je quitterais la sélection. »