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Les All Blacks

UN SACRÉ MAL DE CRÂNE

All blacks

Lors de son deuxième test-match disputé en Nouvelle-Zélande, l'équipe de France s'est complètement effondrée devant les Blacks à Wellington (61-10). Une huitième défaite consécutive et historique face aux Néo-Zélandais, qui aura notamment dévoilé les lacunes mentales et physiques des Bleus. Le retour en France s'annonce particulièrement migraineux.

En plus d'avoir tendance à coller à la peau, le passé s'amuse parfois à se répéter. Déjà en 1999, les Bleus avaient subi un très lours revers en Nouvelle-Zélande, dans l'ancienne enceinte de Wellington (54-7). Cette fois, la gifle est plus violente encore (61-10), surtout comparée à la chiquenaude reçue une semaine plus tôt à Auckland (42-11). Malgré la défaite, il y avait en effet des raisons d'espérer : une possible mobilisation des troupes, un comportement d'ensemble loin d'être ridicule, voire plutôt encourageant. Autant de promesses rapidement balayées par les Blacks.

Hormis en touche, les hommes de Bernard Laporte ont été dominés dans tous les secteurs du jeu ce samedi. Le pack tricolore n'a jamais été en mesure de s'imposer en mêlée, montrant même d'inquiétantes faiblesses dans le plaquage. Une lacune que la vivacité et la densité physique des Néo-Zélandais n'ont eu aucun mal à exploiter pour au final passer neuf essais.

Laharrague sauve l'honneur

Dès la onzième minute de jeu et le premier essai local inscrit en force par Oliver, le ton de la partie est donné. Tout va trop vite pour des Français mangés à toutes les sauces sur la pelouse de Wellington. Rokocoko, toujours aussi prompt à briller devant le XV tricolore, y va même de sa petite contribution personnelle, inscrivant deux essais (27e et 38e), bonifiant celui inscrit par Kelleher quelques instants plus tôt (25e). La France, un genou à terre et l'autre jambe boitant bas, n'est menée que de 27 points à la pause (30-3). Un moindre mal. On en oublierait presque l'ouverture du score tricolore par Benjamin Boyet sur pénalité (4e).

En revanche, l'essai marqué et transformé par Nicolas Laharrague (51e), lui, aura le mérite de rester dans les annales. Récompensant l'une des rares incursions des Bleus dans les 22 mètres des Blacks, ce dernier a au moins démontré que la mécanique huilée par Bernard Laporte n'avait pas complètement déraillé. Et pourtant. Aux quatre essais encaissés en première période viennent s'ajouter ceux de MacDonald (45e), Toeava (56e), Collins (66e), Mealamu (73e) et Evans (80e). Moribonds, la tête basse, les partenaires de Pascal Papé n'ont pas résisté en seconde période. Pis, après avoir bu la tasse, ils auraient pu vivre un cauchemar sans fin si McAllister ne s'était pas payé le luxe de ne pas transformer quatre essais et une pénalité en faveur des siens.

Venue en terre néo-zélandaise pour faire bonne figure, l'équipe de France est repartie avec un gros coup de bambou sur le crâne. Le bilan est lourd : 14 essais encaissés, 103 points dans la besace, rien de réjouissant à un peu plus de deux mois du grand oral. Mais de toute façon, avec un groupe aussi rajeuni et amputé de ses meilleurs éléments retenus en France pour le Top 14, un miracle n'était pas vraiment prévu au programme.

 

L'équipe nationale de rugby à XV de Nouvelle-Zélande est l'une des meilleures sélections nationales qui participeront à la prochaine coupe du monde de rugby. Les Néo-zélandais sont surnommés All Blacks en raison d'un article britannique faisant suite à leur première tournée européenne, et dans lequel le journaliste les qualifia de all backs (tous trois-quarts) en hommage au jeu de mouvement de leurs avants. Cette expression fut mal comprise et devint All Blacks (aujourd'hui marque déposée) en raison de leur tenue intégralement noire. C'est d'ailleurs la seule équipe (peut-être tous sports confondus) jouant de la même couleur à domicile et à l'extérieur. Au vu de leurs excellents résultats, on prétend parfois également que les All Blacks sont en noir pour porter le deuil de leurs adversaires.

All Blacks

Tri-nations

Le Tri-nations est un championnat annuel entre les équipes de Nouvelle-Zélande, d'Australie et d'Afrique du Sud, dont la première édition eut lieu en 1996. Les All Blacks ont remportés les éditions de 1996, 1997, 1999, 2002, 2003, 2005 et 2006, soit 7 fois sur 10.

Autres compétitions

* Trophée Impérial (Imperial Trophy) en 1919 (inter-armée sur le sol britannique - 1 édition)

(Remarque : les Kiwis était le nom d'une équipe de rugby néo-zélandaise composée de militaires stationnés en Grande-Bretagne à la fin du second conflit mondial, et auteurs à cette époque de nombreuses exhibitions sur les sols britannique et français. Kiwis est également le nom donné à l'équipe nationale civile avant 1906, et le terme alors universellement admis de all blacks !)

* Trophée Dave Gallaher depuis le 11 novembre 2000 au Stade de France. Mis en jeu pour la 1re fois par la FFR lors d'un test remporté ce jour-là 39-26 face aux Français. Il est remis en jeu depuis lors, à chaque confrontation entre les deux pays. La Nouvelle-Zélande ne l'a ainsi jamais perdu.

* Junior All Blacks (qui n'est pas une équipe de jeunes mais une équipe réserve) :
o IRB Pacific 5 Nations en 2006

* New Zealand Maori :
o Churchill Cup en 2004 et 2006

Résultats historiques

Aucune équipe internationale de rugby n'a plus de victoires que de défaites contre les All Blacks. Beaucoup de nations n'ont jamais battu les All Blacks et ce malgré plus d'un siècle de rencontres : l'Écosse, l'Irlande, l'Italie, l'Argentine, le Canada, les Fidji, , les Samoa, et le Tonga (bien que l'Écosse ait arraché deux nuls, l'Irlande et l'Argentine un), pour n'en nommer que quelques-unes. Ceci fait des All Blacks l'équipe de rugby internationale ayant le plus grand nombre de victoires de l'Histoire.

* Plus large victoire : Nouvelle-Zélande 145-17 Japon (4 juin 1995)
* Plus large défaite : Nouvelle-Zélande 7-28 Australie (28 août 1999)

Les All Blacks ont remporté la première coupe du monde à domicile en 1987, en battant les Français en finale. Depuis, ils n'ont jamais réussi à ajouter un second titre à leur palmarès, ce qui déçoit beaucoup leurs supporters car ils font à chaque fois figure de favoris. Cependant, ils restent la seule équipe à avoir atteint le stade des demi-finales à chaque reprise.

Le haka

Avant le début de chaque rencontre, chaque équipe de sport polynésienne ou mélanésienne, dont les Néo-zélandais (qui sont polynésiens), pratique une danse appelée le haka. Il y a traditionnellement plusieurs types de haka, selon qu'il s'agit d'une cérémonie de salut ou de départ à la guerre. Dans le contexte sportif, le haka permet surtout aux joueurs de se motiver, et de tenter d'impressionner ou de perturber l'adversaire.

Depuis la Coupe du monde 1987, le haka, qui n'était pratiqué que pour les matchs à l'extérieur, l'est désormais à chaque rencontre, à domicile ou à l'extérieur.

Le haka le plus connu et le plus utilisé des All Blacks est le Ka mate.

Tana Umaga a conduit le Kapa o Pango, un haka d'un genre nouveau très impressionnant et guerrier, lors des matchs contre l'Afrique du Sud le samedi 27 août 2005 à Dunedin et l'Angleterre le samedi 19 novembre 2005 à Twickenham. Une polémique est née à cause du caractère aggressif de ce haka, en particulier du geste final qui simule un égorgement. Malgré cela il est encore pratiqué, notament le 08/07/2006 contre les Australiens en ouverture du tournoi des Tri-nations .